Quand les études cachent de véritables opportunités

Voilà maintenant 5 ans que je suis étudiante. En effet, j’ai 22 ans et je suis en master de
psychologie à Grenoble.

Si tu es ou tu as été étudiant, tu as surement eu dans ta promo ou ta classe, un de ces
élèves qui réussit bien, sans trop d’efforts, tu sais, celui qui fait rager tous les autres en
disant qu’il a raté l’examen puis fini avec un 16/20. Et bien figure-toi que je fais partie de ce
genre d’élèves. Effectivement, la réussite scolaire a toujours été relativement aisée pour moi
(à quelques exceptions près). Je suivais mon cursus de manière classique. Et voilà qu’un
jour, j’ai décidé de redoubler.


Mon expérience

Tu te demandes peut-être pourquoi une telle décision.
Le M1 de psychologie est une année relativement intense. Il nous est demandé de faire un
stage, un mémoire et de valider les cours de chaque semestre, tout cela sous la pression
d’une sélection avant le M2. Un certain nombre d’étudiants décident de faire leur année en
deux ans : la première année ils vont en cours et la seconde ils réalisent leur stage et leur
mémoire.
Naturellement, je me suis posée la question suivante : Est-ce que je tente le M1 en en un ou
deux ans? Alors que je priais pour cela, une idée a germée dans mon esprit : et pourquoi ne
pas faire mon M1 en un an et demi ?
Après une année passée au Canada en échange universitaire, j’avais très envie de repartir
à l’étranger. Je me suis alors dit que je pourrais faire en sorte de valider mon premier
semestre, mon stage et mon mémoire lors de ma première année de M1, et de cette
manière je n’aurai eu à valider que mon second semestre lors de ma deuxième année de
M1.
L’avantage ? J’avais 6 mois pour faire autre chose !
Ces 6 mois étaient un temps que je voulais mettre à part, certes pour voyager, mais aussi
pour approfondir ma relation avec Jésus. Dans ma tête, le verset suivant tournait en boucle :
«Si l’Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain» (Ps 127.1). Je
voulais laisser l’Eternel bâtir cette maison et remplir cette table vide qui se dressait devant
moi.
Faute d’argent pour partir en mission, je me suis orientée vers le volontariat et j’ai découvert
les centres Torchbearers. Ce sont des écoles bibliques réparties dans plus de 20 pays du
monde. En apprenant mon projet, mon pasteur m’a vivement encouragée et m’a aussi
proposé l’alternative de faire un stage de formation dans mon église locale.
Ma table n’est pas restée vide très longtemps ! Assez rapidement, tellement d’options se
présentaient devant moi que je ne savais plus quoi choisir. Mais ce que je savais, c’est que
je désirais vivement laisser Dieu agencer ces 6 mois. J’ai donc contacté une quinzaine de
centres en leur proposant mes services, puis j’ai attendu. Longtemps.
Quelques mois plus tard,le verdict est enfin tombé: Dieu m’offrait l’opportunité de passer 3
mois dans le centre Torchbearers International, à Holsby, en Suède afin d’aider pendant la période  d’été. Ce qui me laissait donc 3 autres mois pour faire le stage dans mon église locale.

2. Ce que ça m’a apporté

Alors que je désirais approfondir ma relation avec Jésus, Dieu a utilisé ces six mois pour
aller bien au-delà de mes attentes. Comme à son habitude, et dans son infinie sagesse, il a
façonné mon cœur d’une façon toute particulière. Par exemple, j’ai découvert que vivre en
communauté a de nombreux avantages, mais peut aussi être éprouvant. En effet, nous
sommes confrontés au pire et au meilleur de chacun.
À travers ce temps en Suède, Dieu a brisé mon orgueil et a travaillé mon caractère au
contact de mes frères et sœurs. J’ai appris à servir avec joie en nettoyant des toilettes. C’est
seulement après m’avoir enseigné l’humilité, que Dieu, par le temps passé dans mon église
locale, m’a donné des responsabilités un peu plus visibles. Pendant les 3 mois de stage
avec mon pasteur au sein de l’église, mon temps était partagé entre la lecture, les
formations que mon pasteur me faisait suivre, les projets pratiques (évènements) dont je
m’occupais et les rencontres avec les uns et les autres, que ce soit en groupe ou en tête-à-
tête. Au cours de mes lectures, je redécouvrais Dieu, et plus je lisais plus je me sentais
petite face à ce Dieu infiniment plus grand que ce que j’avais pu imaginer. Dieu m’ouvrait les
yeux sur Lui-même, qui Il est, et sur Son église. J’ai pu toucher du doigt ce que signifie
prendre soin d’une église, mais j’ai également pu écouter Dieu me préciser le ministère
auquel il m’appelle.
Long story short, ces six mois ont été un tremplin dans ma vie spirituelle, ma vie personnelle
et ma vie d’église.
Si tu es étudiant, tu as peut être l’avantage et la chance de disposer d’une certaine liberté,
non seulement pendant les trois mois de vacances, mais en plus de cela, selon les
parcours, l’université t’offre une grande flexibilité. Et soyons-en conscients, cela ne sera
peut-être pas toujours le cas ! Suite à mon expérience personnelle, je ne peux que
t’encourager à utiliser cette liberté pour mettre du temps à part, pour te retirer. Ça peut être
un temps de formation comme cela l’a été pour moi, ou encore un temps de service. Au
final, peu importe la forme que cela prend, libérer du temps pour le consacrer à notre
Seigneur ne peut que Lui plaire et Lui laisser la place pour te faire grandir.
Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en
rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père.
Colossiens 3.17

 

– Magali R

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