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Les temps sont durs...Il n'est point nécessaire d'être un grand analyste pour le reconnaître : quelque chose s'est déréglé dans ce monde. Tous les jours, on le constate un peu plus. Hier, c'était la crise qui commençait avec ses scandales financiers, ses entreprises qui font faillite, le chômage qui grimpe à la vitesse grand V... Puis c'est la menace de pandémie de grippe, les nouveaux virus, un tremblement de terre meurtrier ici, des inondations par là... Les mauvaises nouvelles s'enchaînent les unes après les autres plongeant le monde dans l'inquiétude. Dans quel état sera-t-il, ce monde, dans 10 ans, 5 ans, voir quelques mois. Bien malin celui qui pourrait le dire ! Les temps sont durs... et ils le deviendront de plus en plus. Ce n'est ni un analyste politique, ni un devin quelconque qui le dit. C'est, depuis près de 2 000 ans, une parole de la Bible. Anticipant notre époque qu'elle qualifie de " derniers jours ", la Bible dit : " Sache bien que dans la période finale de l'histoire, les temps seront difficiles... " Curieusement cependant, lorsqu'elle parle de ce qui sera difficile, la Bible ne cite ni l'effondrement du système économique, ni les risques pandémiques, ni les catastrophes écologiques. Ce qui rendra difficile les derniers temps, dit-elle, sera l'égoïsme des hommes, leur cupidité, leur arrogance, leur dureté de cœur, leur violence, leur orgueil démesuré, leur amour du plaisir, de la " défonce ", de la fête... et surtout leur abandon de Dieu. Si les temps sont durs, c'est donc d'abord et avant tout parce que, pour la majo  rité, nous le sommes devenus. Nous avons rejeté Dieu, affirmant que nous voulons être libres et mener notre vie comme nous l'entendons. Nous refusons de nous remettre en question, trouvant toujours ailleurs et chez les autres les causes de nos malheurs. Nous ne sommes ni mauvais, ni coupables, mais tous des victimes. Le problème cependant est que ce qu'un homme sème, il finit toujours par le récolter... Un cœur nouveau
" Vous avez sans doute raison, pensez-vous en me lisant. Le problème général du monde est d'abord un problème individuel. Chacun pour sa part participe à ce qui ne vas pas. Mais que voulez-vous ? On ne se change pas soi-même. Et quand bien même on ferait des efforts dans ce sens, ils sont couronnés de si peu de succès qu'on se demande s'ils en valent la peine. ". Comme je vous comprends ! Je vous pose cependant la question : que faites-vous lorsque vous apprenez que vous êtes malade ? Vite, vous vous empressez d'aller voir votre médecin pour qu'il vous prescrive le remède qui mettra fin à votre pathologie. De plus, vous le savez, plus le mal est grave, plus il nécessite un traitement radical. Et, dans ce domaine, plus on agit vite, mieux on s'en porte rapidement... Si la Bible établit le d  iagnostic de ce qui ne va pas dans la société, elle ne se limite pas à cela. Oui ! C'est bien le cœur de l'homme, avant le système du monde, qui doit être changé. Car c'est du cœur de chacun de nous, dit Jésus, que proviennent les pensées mauvaises qui mènent à l'immoralité, au vol, au meurtre, à l'adultère, à l'envie, la méchanceté, au vice, à la jalousie, l'orgueil... Avant tout changement de système, c'est d'un cœur nouveau dont chacun a besoin. Or, ce cœur nouveau est, dit la Bible, justement ce que Dieu nous offre par Jésus-Christ ! S'il y a une Personne dans le monde en qui la dureté de cœur n'existait pas, c'était Jésus. Tous, croyants et incroyants, le reconnaissent : Jésus est l'expression même de l'amour vrai, gratuit, désintéressé. Si Jésus est si différent de nous, c'est uniquement dû au fait qu'il est habité p  ar une autre nature. Rien dans son cœur n'est contaminé par le mal. Le but de la venue de Jésus dans ce monde, dit la Bible, n'est pas de nous accuser mais de nous sauver. Ce qu'il nous propose, c'est un échange, une sorte de transplantation cardiaque. La table d'opération où a lieu cet échange est la croix où il meurt. Là, dit la Bible, Il prend sur Lui, à son compte, toutes les vilenies qui habitent en nous. Il meurt pour elles et, en échange, Il nous offre l'Esprit et la vie qui faisait battre son cœur. Voulez-vous être une personne nouvelle, posséder un cœur et un esprit nouveaux ? Tournez-vous vers Jésus. Reconnaissez votre état misérable et invitez-le à venir habiter dans votre vie. Celui qui appartient à Jésus-Christ, dit la Bible, est une nouvelle créature : ce qui est ancien a disparu. Voici : ce qui est nouveau est déjà là ! N'y aspirez-vous pas ? Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus |
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EnfanceLorsque j'étais petite, j'avais un caractère bien trempé, et tout plein de rêves. Je suis née en 1968 et j'ai grandi dans le sud de la Californie. Ma famille fréquentait alors l'église, et j'aimais bien entendre parler de Jésus. Quand j'ai eu neuf ans, les choses ont cependant changé : nous avons déménagé dans une autre ville, laissant tout derrière nous. Mes parents ne retournèrent plus à l'église et notre temps «en famille» se passait devant la télévision. Je me souviens de certaines des émissions diffusées à l'époque : The Love Boat, Three's Company, et Gilligan's Island, entre autres. Ma mère disait que la télé était la « gardienne d'enfant » idéale. Je me suis toujours sentie différente des autres enfants. J'aimais écrire des poèmes et des histoires. Cependant, je n'avais aucune activité où déverser mon trop-plein de créativité, et inconsciemment, ça me frustrait ; mes parents étaient très occupés, et n'avaient pas le temps de m'inscrire à des cours d'arts dramatiques, par exemple. Une de mes enseignantes disait pourtant que j'avais un talent exceptionnel ; elle croyait même que je deviendrais une star d'Hollywood.
Abus sexuels et conséquences
C'est également vers l'âge de neuf ans qu'une amie et son frère adolescent m'initièrent à la sexualité. Je n'y comprenais pas grand-chose, et même si j'aimais qu'on me donne de l'attention, ça ne me mettait pas complètement à l'aise non plus. Ce n'est que bien plus tard que j'ai réalisé qu'il s'agissait en fait d'abus sexuels. Plus tard, je me suis mise à convoiter l'attention des garçons : mon adolescence s'est révélée une suite interminable de disputes entre mes parents et moi. D'un côté, ma mère criait toujours, et mon père ne semblait nullement s'intéresser à mon sort. J'aurais bien aimé qu'ils me disent « Shelley, on t'aime ! », mais ça n'est jamais arrivé. Mes parents se résignèrent donc à faire des compromis afin de maintenir un climat de paix à la maison : ils m'autorisèrent à fréquenter n'importe qui, et me laissèrent même me déguiser en « Playboy Bunny » à 15 ans pour aller à une fête. Je sortais dans les discothèques et je buvais tout le temps, en plus d'essayer toutes sortes de drogues. Mes parents, excédés, ne savaient plus quoi faire pour m'aider. Ils m'ont mise à la porte quand j'ai eu 18 ans. Je me suis retrouvée seule dans la Vallée de San Fernando, le ventre vide et sans un sou en poche. C'est alors que j'ai rencontré un gentil monsieur, qui disait vouloir m'aider. Il me donnerait de l'argent si je consentais à passer une heure avec un homme qu'il connaissait. J'étais toujours enragée par le fait qu'on m'ait jetée à la rue, et je me foutais bien du monde entier. J'ai accepté l'offre de l'homme, et la somme fixée : 35 dollars. Le monde de la prostitution m'ouvrait ses portes... Prostituée et streap-teaseuse
Peu après, j'ai fait la rencontre d'une tenancière de bordel qui m'a enseigné tous les trucs du « métier », et comment manipuler les hommes. Au début, j'étais flattée par le fait de recevoir de l'argent, des bijoux et des cadeaux. Cependant, c'est rapidement devenu un genre d'esclavage : des clie  nts exigeaient des faveurs sexuelles étranges, déchiraient volontairement leur condom, ou me suivaient dans la rue, par exemple. Un homme a même tenté de m'écraser avec son camion ; un autre a menacé de me tuer si je lui refusais certaines faveurs ; je devais toujours mentir afin de me sortir du pétrin. Aussi, l'art de bien mentir est un préalable pour toute jeune fille qui veut survivre dans l'industrie du sexe. Ce genre de vie m'épuisait et me dégoûtait, et le fait d'avoir grandi dans une famille religieuse ne changeait rien pour moi. Dieu m'abandonnait, et je devais me débrouiller toute seule.
Cette vie de prostitution et de strip-tease dans les clubs dura huit ans. En plus, je me suis retrouvée trois fois enceinte d'un client, ça me torturait l'esprit : « Comment j'ai pu laisser cela arriver ? ». J'ignorais l'identité des « pères ». Les deux premières fois se sont terminées en fausses couches, et la troisième, j'ai accouché d'une belle petite fille que j'ai appelée Tiffany. J'avais alors 20 ans. Par la suite, j'ai tenté de ne m'en tenir qu'à danser nue, mais comme jeune mère monoparentale, j'avais besoin d'argent, et la prostitution rapportait beaucoup plus.
Autres dépendances...
Assommée par la drogue et l'alcool, je négligeais tout le temps ma fille. Je l'enfermais dans sa chambre ou je l'envoyais au parc, munie d'un téléavertisseur, lorsque je recevais des « visiteurs ». Ce n'était qu'une enfant, mais elle comprenait bien que sa mère n'était pas tout à fait normale. Je me rendais bien compte que ma vie n'était qu'un lamentable échec; je n'avais aucune estime de moi et je me détestais d'être une si mauvaise mère. Afin de fonctionner, je carburais à l'alcool. Souvent, je me retrouvais assise dans un coin, bouteille à la main, en train de supplier Dieu de me délivrer, mais j'avais l'impression de parler dans le vide.
Actrice X
Alors que le cauchemar continuait, j'ai reçu une offre pour tourner dans un film pornographique. Je croyais que je pourrais faire plus d'argent, et ça m'apparaissait plus sécuritaire que la prostitution. Beaucoup de prostituées que je connaissais se faisaient agresser ou finissaient en prison, et je ne voulais pas qu'une telle chose m'arrive. Il faut aussi dire qu'en tant qu'alcoolique et toxicomane, je n'avais pas vraiment les idées claires. Lorsque je me suis pointée au studio, j'ai entendu une voix dans ma tête qui disait: « Shelley, je vais faire de toi une vedette, tout le monde t'aimera » ! Une espèce de puissance se dégageait alors de moi et me permettait de « jouer » à un niveau d'intensité extrême, mais quand la scène finissait et que le directeur de plateau hurlait « Coupez ! », la honte et le sentiment de dégradation totale étaient plus forts. J'aimais pourtant cette nouvelle popularité, qu'on me dise que j'étais la « meilleure », mais en même temps, je haïssais cette sexualité brutale. J'ai ensuite joué dans des films de plus en plus hard, et mon besoin de doses massives d'alcool et de drogues augmentait proportionnellement. C'est comme si je devais prouver quelque chose à tous ceux qui m'avaient fait du mal. Pour moi, l'industrie de la pornographie devenait ma nouvelle famille, mais je ne savais pas qu'appartenir à cette famille coûtait si cher. En effet, ce qui restait en moi de beauté et de féminité fut sacrifié sur les plateaux de tournage... MST
L'industrie de la pornographie n'a aucune réglementation en ce qui a trait au port du condom. J'ai ainsi risqué ma vie, car les ITS (infections transmises sexuellement) sont monnaie courante chez les acteurs. En mai 2004, l'organisme Adult Industry Medical Foundation (AIM), qui propose des tests mensuels de dépistage du VIH, annonçait que cinq acteurs étaient infectés. Heureusement, j'ai eu plus de chance qu'eux. Par contre, j'ai contracté l'herpès génital, et à cette époque, il n'y avait aucun recours. Depuis la mise sur pied de AIM, il semble que le risque de contracter le VIH a chuté, mais en réalité, les acteurs continuent à s'exposer au danger. Selon Sharon Mitchell, fondatrice de AIM et elle-même ex-actrice porno, 7% des acteurs seraient infectés par le VIH. En ce qui a trait à la chlamydia, la gonorrhée, la syphilis et les hépatites, le taux oscille entre 12% et 28%. L'herpès génital se situe autour de 66%. Les personnes infectées se font prescrire de l'acyclovir afin de traiter l'herpès, mais d'autres types d'ITS ont la vie dure : on trouve ces bactéries partout, sur les surfaces plates, ou les mains, par exemple. «Sans faire de mauvais jeux de mots, la chlamydia, on a en plein le c... » déplore Sharon Mitchell. Rien n'est plus horrible que d'apprendre que l'on souffre d'un mal incurable. J'ai tenté de me suicider, mais ça n'a pas marché. La vie m'écœurait, et mon seul réconfort se trouvait dans l'alcool. J'ai même demandé à Jésus de me sauver, mais je retombais toujours. Peu après avoir contracté l'herpès, j'ai arrêté les films, mais afin de survivre, j'ai dû refaire de l'escorte.
Garrett
En 1994, j'ai rencontré dans un bar un jeune homme qui s'appelait Garrett. Il avait 22 ans, et semblait bien innocent à mes yeux. Il était gentil, mais je lui ai fait comprendre que sortir avec moi coûtait de l'argent... Il prétendait qu'il aurait besoin de mes « services » pour u  ne fête ; je lui ai donc laissé ma carte. Par la suite, il m'appelait souvent pour m'inviter à sortir mais je refusais tout le temps, j'abhorrais les hommes. Plus tard, j'ai fini par accepter une de ses invitations, et nous sommes devenus bons amis. Peu à peu, mon cœur meurtri s'ouvrait à lui. Curieusement, je ressentais une étrange douleur physique dans la poitrine lorsque Garrett tentait de se rapprocher de moi (comme dans le film de noël The Grinch avec Jim Carrey, regardez la fin, vous comprendrez). J'ai essayé de garder mes distances, mais c'était très difficile, parce qu'avec Garrett, c'était comme si je redevenais une petite fille. Il venait chez moi et on jouait à des jeux de société, tout en bavardant. Un soir, nous avons même parlé de Dieu : tout comme moi, Garrett venait d'une famille croyante. Drôle de coïncidence pour deux personnes qui se rencontrent dans une taverne... Il savait que j'étais une prostituée, et il m'aimait quand même ; il voulait m'aider à me sortir de là. Nous nous somme mariés le 14 février 1995. Notre nouvelle vie à deux commençait bien mal cependant : Garrett avait la mauvaise habitude d'aller au travail sous l'effet de la drogue... Son patron l'a congédié. Nous avons eu recours à l'aide sociale, et la tentation de retourner à mon ancien style de vie devenait très forte ; c'est alors que Garrett décida de s'engager dans l'armée. Après son entraînement, c'était un nouvel homme, bien libre de sa dépendance aux drogues. Nous sommes donc déménagés sur la base de Fort Lewis, dans l'État de Washington. J'étais alors enceinte de notre fille Teresa. J'ai réussi à arrêter de boire pendant ma grossesse, mais pas plus longtemps.
J'étais toujours hantée par les souvenirs de tous ces gens qui avaient profité de moi. La douleur devenait insupportable, et je buvais de plus en plus. J'ai obtenu un rendez-vous à la clinique de la base militaire et par la suite, on m'a appris que je souffrais de plusieurs maux : trouble bipolaire, dépression, trouble obsessionnel-compulsif, alcoolisme, syndrome post-traumatique. Le médecin m'a prescrit du zoloft et du lithium, en plus de vidéos sur « comment gérer ses émotions ». Ces cassettes me rendaient folle ! En plus, on m'a diagnostiqué un cancer du col de l'utérus, je devais subir une opération d'urgence ; les conséquences de mon passé me rattrapaient...
Espoir
En tant que croyants (même si nous étions loin d'être des saints) nous cherchions une église où aller. C'est alors que nous avons découvert le Champion's Center, à Tacoma. C'est là que j'ai appris qu'il était possible de surmonter n'importe quelle épreuve, parce qu'avec Dieu, tout était possible. Dieu nous aimait, pouvait faire de nous de nouvelles personnes, et nous délivrer de notre ancienne vie. J'ai grandi dans une famille « chrétienne », mais je n'avais jamais rien entendu de pareil ! Je m'accrochai à cet espoir. En novembre 1999, notre fille Abigail est née, et malgré le fait que j'avais encore bu pendant la grossesse, la petite était en pleine santé. Je suis devenue totalement sobre en avril 2000, ma dépendance à l'alcool s'est arrêtée après la naissance d'Abigail. Ma perception de la vie commençait à changer; je m'intéressais à Dieu et à la Bible, et je voulais apprendre à devenir une femme « normale ». Je voulais tout savoir : comment être une bonne mère, comment faire le ménage, le lavage, etc. C'est comme si je recommençais ma vie à zéro. Je passais même des heures dans les supermarchés à écouter en cachette des dames qui s'échangeaient des recettes, afin d'apprendre à cuisiner !
Une nouvelle femme
J'ai aussi commencé à mettre les principes de Dieu en action dans ma vie et à m'entourer de bonnes personnes. C'était le bonheur pour la première fois en 13 ans ! Je suis devenue très habile en conception web, et je me suis lancée en affaires dans ce domaine. J'ai repris les études, et je décrocherai bientôt un baccalauréat en théologie ! J'avais vraiment décidé de suivre Dieu de tout mon cœur, et tout ce que j'entreprenais fonctionnait. « Fais de l'Éternel tes délice  s, et il te donnera ce que ton cœur désire » (Psaumes 37 : 4). Huit années après être entrée pour la première fois au Champion's Center, je suis devenue une nouvelle femme, passionnée par la vie. Au fil des ans, Dieu m'a complètement guérie, mentalement et physiquement. Me confier en lui a transformé ma vie ! Aussi, après des années de prostitution et de films pornographiques, j'avais perdu la capacité de fonctionner normalement sur le plan sexuel ; ma féminité en avait pris un coup. Maintenant, tout va bien, c'est vraiment un miracle ! Le cancer et l'herpès ont également disparu (je devais faire partie, sur la base militaire, d'une étude sur les femmes enceintes atteintes d'herpès génital, et ma candidature a été refusée, les tests étaient négatifs). Ma familleMa vie de couple avec Garrett va mieux que jamais; je suis tellement fière de ma famille ! Garrett a un très bon emploi, je peux rester à la maison et jouer mon rôle de mère. Nos trois filles désire  nt suivre Dieu de tout leur cœur. Tiffany, qui a maintenant 18 ans, m'a pardonnée, et partage maintenant son histoire avec d'autres jeunes. Elle veut maintenant devenir éducatrice et se porter au secours des adolescents en difficulté. Comme vous pouvez le voir, Dieu a de bonnes choses en réserve pour chaque être humain. Oui, j'ai dû passer à travers des années de cheminement, et recommencer à partir de rien ; j'avais le choix de croire aux promesses de Dieu, ou de rester où j'en étais. Je sais maintenant qu'il m'appelle à communiquer aux autres son message d'espoir et d'amour inconditionnel. Jésus est venu afin de nous délivrer de tout ce qui nous rend captifs, et je veux prouver au monde entier qu'il peut transformer même la pire des personnes ! Il nous lance l'invitation, c'est à nous de l'accepter : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. » (Matthieu 11 : 28). Pendant des années, j'ai vraiment cru que je trouverais le bonheur dans le regard des hommes, la popularité et les choses matérielles, mais j'étais toujours malheureuse. Aujourd'hui, ce vide est comblé, et j'ai finalement trouvé la vie que je recherchais tant. Jésus est cette source de vie, pourquoi ne pas lui faire confiance ? Je suis la preuve vivante que Dieu existe, et il vous aime, peut importe ce que vous avez pu faire. Il a un plan et un but pour votre vie !
Votre amie, Shelley
Traduction de l'anglais par Claude Lecompte
Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus |
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Sonnette d'alarme
C'est
sous la plume de Raphaël Delpard que vient de sortir aux Editions
Michel Lafon un livre alarmant sur un phénomène quasiment ignoré de la
presse internationale : la persécut  ion
des chrétiens aujourd'hui dans le monde. « En actionnant la sonnerie,
dit l'auteur, je n'agis pas par militantisme chrétien : je suis athée,
mais poursuis un combat commencé avec d'autres livres en faveur des
droits de l'homme et de la préservation de la dignité des individus...
Devant l'importance du problème, l'ampleur du drame qui se joue sous
ses yeux, le peuple occidental, avec toutes ses composantes religieuses
et politiques devraient être debout, uni dans le même combat, laissant
pour une fois clivages et rivalités de côté. Parce qu'il y va de notre
salut à tous. Nous taire et ne pas agir, c'est accepter l'effacement
des chrétiens de certains pays comme s'il s'agissait d'un événement
inévitable ; or nous devons le savoir : leur disparition pourrait
entraîner aussi, et d'une façon irréversible, celle de l'Occident tout
entier. C'est l'objectif revendiqué par les islamistes. L'enjeu est
donc de taille, et le défi important à relever. ».
La carte de la persécution
Selon l'Association Portes Ouvertes,
qui œuvre depuis des décennies au service de l'Église persécutée, 150
millions de chrétiens de différentes confessions seraient victimes, à
des degrés divers, de 
persécutions dans le monde. Le palmarès des 10 pays les plus violents
et les plus hostiles au christianisme s'établit comme suit : vient en
tête la Corée du Nord suivie de l'Arabie Saoudite, de l' Iran, l' Afghanistan, la Somalie, les Maldives, le Yémen, le Laos, l' Érythrée et l' Ouzbékistan.
Pour la petite histoire, un reportage a montré que plusieurs des
réfugiés qui occupent la « jungle » de Calais sont des chrétiens
érythréens qui ont fui leur pays d'origine à cause de leur foi. Il
devrait être normal qu'un pays de droit comme la France leur accorde au
moins l'asile politique.
Des violences extrêmes
Même
si c'est au régime mégalomane de Corée du Nord que la palme de la
persécution revient, de manière générale, il apparaît que ce sont les
chrétiens d'origine musulmane qui souffrent le plus. Des rapports
effrayants et quotidiens font ainsi état partout dans le monde d'une
recrudescence sans pareille de viols, de violences et d'enlèvements
destinés à forcer ces convertis à leur foi d'origine. Citons quelques
cas relevés par Raphaël Delpard :
« Au Nigeria, une institutrice
chrétienne est lapidée jusqu'à la mort devant l'école où elle
enseignait, accusée par une élève d'avoir touché son cartable dans
lequel se trouvait un exemplaire du Coran... Le 7 avril 2007, la jeune
Doua al-Aswad, jeune adolescente kurde, est assassinée sur ordre d'un
tribunal et avec le consentement de ses parents pour s'être convertie
au christianisme. L'exécution de la sentence par des hommes fous qui
continueront à s'acharner sur son corps mort sera filmée et fera, par
Internet, le tour de la terre... En Égypte, l'appartenance à la
religion fait partie des éléments devant figurer sur la carte
d'identité. Plusieurs jeunes filles chrétiennes témoignent qu'il leur
est impossible de suivre des cours universitaires pour la seule raison
qu'elles ne sont pas musulmanes... »
Les pays islamistes n'ayant
guère envie que les organisations attachées aux droits de l'homme se
penchent sur la persécution des chrétiens, tentative a été faite lors
de la dernière conférence de Genève sur le racisme (Durban II)
d'imposer, pour cause de discrimination, une clause de délit de diffamation
des religions. Plusieurs ONG de défense des chrétiens persécutés ont
profité des moments informels pour alerter les membres présents du vécu
des minorités chrétiennes dans le monde et, plus particulièrement, en
terre islamique. Sensible à la cause des nouveaux martyrs, je ne peux
que me réjouir du fait que, malgré les pressions, ce nouveau délit de
diffamation des religions n'ait pas été retenu.
Le Soudan
Je
ne peux terminer cet article sans évoquer le cas particulier du Soudan,
relevé aussi par le livre de Raphaël Delpard. Un élément méconnu
d'importance est, en effet, la plupart du temps occulté par les
commentateurs du drame du Darfour, élément pourtant relevé  à
maintes reprises par des organisations telles que l'UNICEF ou la
Commission des droits de l'homme de l'ONU. Cet élément fondamental est
d'ordre religieux. Il est dans l'expression de haine viscérale que
vouent les Arabes blancs musulmans du Darfour envers les Arabes
soudanais chrétiens et noirs. De 2000 à 2007, un flux important de
migrants a ainsi quitté le pays pour frapper à la porte d'Israël, via
l'Égypte, posant à l'état hébreu un véritable problème d'accueil pour
tous ces demandeurs d'asiles.
De façon inquiétante,
l'agressivité de l'islamisme se conjugue avec la souffrance de nouveaux
martyrs. Manifestement, les leçons de l'histoire, plus particulièrement
celles vécues du temps de l'empire romain, n'ont pas été apprises.
Selon l'expression célèbre de Tertullien, un des pères de l'Église, «
le sang des martyrs est toujours quelque part une semence de chrétiens
». En témoigne, par exemple, Mosab Hassan Youseb,
ancien membre du Hamas, devenu chrétien réfugié aux États-Unis, qui a
définitivement tourné le dos à l'Islam, écœuré par les atrocités
commises par ses anciens coreligionnaires. Tous les jours, bravant les
menaces, de nouvelles personnes, partout dans le monde, continuent à
adhérer au christianisme. Pour autant, cela ne dédouane ni les
coupables d'atrocités envers les chrétiens, ni le silence passif de nos
démocraties qui, la plupart du temps, font comme si de rien n'était.
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L'œuvre écrite magistrale de Calvin
C'est
à un Calvin exilé que l'on doit la préface de son œuvre littéraire
principale qu'est l'Institution de la religion chrétienne. Cette
préface, appelée Épître au roi, s'adresse  à
François 1er, dans le temps où la persécution sévit avec force contre
ceux qu'on appelle les " Bibliens ou les Évangéliques ". Tiraillé entre
le besoin dans lequel il se trouve d'avoir l'appui des princes
protestants allemands dans le conflit qui l'oppose aux espagnols
catholiques, le roi justifiait ses exactions en faisant courir le bruit
que les suppliciés n'étaient que des extrémistes politiques condamnés
pour des raisons politiques, et non religieuses. Le souvenir des "
hordes de paysans fanatiques " ayant dévasté l'Allemagne, sous prétexte
d'adhésion au luthéranisme, était encore dans toutes les mémoires.
Ne
supportant pas le mensonge diplomatique, Calvin prend la plume pour
défendre la foi, l'honneur et l'intégrité de ses coreligionnaires.
Plutôt que de prêter l'oreille à des racontars, Calvin exhorte le roi à
instruire en toute connaissance la cause de ses sujets injustement
calomniés. Il profite aussi de l'occasion qui lui est donnée pour
rappeler au " Très chrétien François 1er " les principes selon lesquels
il doit gouverner pour accomplir avec justice le mandat qui lui a été
confié par Dieu.
Extrait de l'épître au roi
"
C'est votre office Sire, dit-il, de ne détourner vos oreilles, ni votre
courage d'une si juste défense, principalement quand il est question de
si grandes choses. C'est à savoir comment la gloire de Dieu sera
maintenue sur terre, comment sa vérité retiendra son honneur, comment
le règne de Christ demeurera en son entier. Oh ! matière digne de vos
oreilles, digne de votre juridiction, digne de votre trône royal ; car
cette pensée fait un vrai Roi, s'il se reconnaît être un vrai ministre
de Dieu au gouvernement de Son Royaume ; et au contraire celui qui ne
règne point à cette fin de servir à la gloire de Dieu, n'exerce pas
règne mais brigandage.... Quelque chose convient mieux à la Foi que de
nous reconnaître nus de toute vertu, pour être vêtus de Dieu ? vides de
tout bien, pour être emplis de lui ? serfs de péché, pour être délivrés
par lui ? aveugles, pour être de lui illuminés ? boîteux, pour être de
lui redressés ? débiles, pour être de lui soutenus ? de nous ôter toute
matière de gloire, afin que lui seul soit glorifié, et nous en lui ? "
Puis
Calvin, dans le but d'éclairer le roi, l'invite à lire les documents
joints dans lesquels il explique les principes de la foi qui anime ceux
qu'il persécute. Le roi, semble-t-il, ne lira jamais la lettre que
Calvin lui adressa.
L'Institution de la religion chrétienne
Au
moment où Calvin adresse son écrit au roi, en 1536, celui-ci n'est en
fait qu'un petit livret de 6 chapitres. Sa présentation à la foire de
Francfort, au printemps 1536, va faire de lui, un jeune inconnu  de
27 ans, l'une des personnalités les plus en vue du monde religieux
européen. Car ce qui frappe dans l'écrit de Calvin, ce n'est pas tant
les nouveautés qui s'y trouvent, mais la clarté et l'ordre avec
lesquels il les arrange et les explique pour les rendre accessibles au
plus grand nombre. Si, jusqu'à présent, on reconnaissait en Calvin le
prédicateur, le théologien, le juriste et l'humaniste, l'Institution va
le révéler comme possédant un don supplémentaire non négligeable à
l'époque : celui d'écrivain.
Si, en 1536,
l'Institution ne comprenait que six livrets, Calvin n'aura de cesse
tout au long de sa vie de l'augmenter. Ainsi, en 1541, Calvin éditera à
Strasbourg une première traduction en français de l'Institution revue
et considérablement augmentée. C'est ici le premier ouvrage de cette
importance qui ait jamais été écrit dans notre langue. Plus tard, en
1559, Calvin remaniera complètement son exposé, le transformant dans sa
version définitive en Somme théologique de 4 livres et 24 chapitres.
Nous verrons dans un prochain billet quels en sont les thèmes majeurs.
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Pressé de connaître la suite...
Je
ne sais pas s'il vous est déjà arrivé, alors que vous êtes en pleine
lecture d'un roman passionnant dans lequel le héro que vous suivez se
trouve confronté à mille dangers, d'être exposé à la même tentation que
moi. Plongé que vous êtes dans l'histoire, pris avec votre personnage
dans l'angoisse dans laquelle il se trouve, il y a une seule chose,
pensez-vous alors, qui permettrait à la pression que vous ressentez de
relâcher son étreinte : c'est de savoir comment finira l'histoire. N'y
tenant plus, vous voulez en avoir le cœur net ! Laissant le cours du
récit où vous vous trouvez, vous commencez alors à feuilleter plus
avant les pages du livre que vous lisez pour vous projeter à la fin de
l'histoire. Peu importe ce que votre héros va encore vivre, ce par quoi
il va encore passer : il vous faut savoir à tout prix comment les
choses se termineront pour lui !
Cette
tentation que nous avons peut-être tous connu à la lecture d'un livre
stressant nous enseigne une vérité importante. Cette vérité est que la
connaissance de la fin ou de l'issue heureuse des choses est, en
période d'angoisse ou de détresse, la ressource la meilleure pour nous
rendre apte à supporter le présent. Songeons au cas d'hommes ou de
femmes retenus, comme Ingrid Bettancourt, prisonniers par des
ravisseurs. Au-delà du caractère pénible de la situation qu'ils ont
traversé, quelle était pour eux la source d'angoisse la plus forte ?
Très certainement dans le fait de ne pas savoir du tout comment les
choses allaient se terminer pour eux !
Imaginons
par contre que, par un procédé miraculeux, on ait pu faire parvenir à
ces personnes le film futur de leurs vies, film dans lequel figurerait
la scène de leur libération. Combien aurait été alors différent pour
elles, le vécu de leur captivité. Quoi qu'on leur fasse, quoi qu'elles
traversent, quoi qu'on leur dise, ces personnes le savent parce
qu'elles l'ont vu : les difficultés, la détresse dans lesquelles elles
vivent ne sont que passagères et provisoires. Il y a pour eux une issue
finale et heureuse qui les attend ! Et la connaissance de cette fin
suffit à elle seule pour leur donner de supporter le présent difficile
qu'elles traversent.
L'avantage de la foi
S'il
a bien un avantage à la foi en Jésus-Christ par rapport à l'incroyance,
ou à la fausse foi, c'est bien celui-ci. Bien que pouvant connaître
ici-bas beaucoup d'adversités, celui qui  a
placé sa confiance en Jésus-Christ pour son salut connaît d'avance
quelle est l'issue finale de sa vie. Cette certitude que le chrétien
possède n'a rien à voir avec de l'auto-persuasion. Elle repose sur un
fait réel qui est au centre de sa foi, et qui est la raison de Pâques :
la mort suivie de la résurrection de Jésus-Christ. La Bible est claire
quant à la résurrection de Jésus. Attestée par près de 500 témoins,
elle sert de prémices, dit Paul, à notre résurrection future. Lié à
Jésus-Christ pour son salut, le croyant, dit la Bible, est en quelque
sorte, mort et ressuscité avec lui. Il est comme une page d'un livre, à
qui arrive tout ce qui arrive au livre auquel elle est liée. Jésus
étant au ciel, victorieux, il l'est déjà aussi !
A propos de livre...
A
propos de livre, l'apôtre Jean, dans l'Apocalypse, décrit la vie du
croyant comme un livre en trois parties. Le croyant est un homme qui,
dit-il, a part à la détresse, à la persévérance et à la royauté que
connaît son maître Jésus. S'il y a un volet bien connu de la vie de
Jésus ici-bas, sans nul doute, c'est bien le volet détresse. Jésus,
c'est l'homme frappé, insulté, humilié, trahi, abandonné, puis
condamné, crucifié. Ils sont aussi légions dans ce monde les disciples
de Jésus qui, à cause de leur foi en Lui, connaissent la détresse.
Le
second volet est, dit Jean, le volet persévérance. Une persévérance qui
est, dans la vie de Jésus, une source constante d'étonnement.
Persévérance à ne pas se lasser de faire le bien, à supporter les
contradicteurs, à patienter avec la lenteur à comprendre de ses
disciples. Pour autant, la persévérance dans la vie de Jésus, comme
dans celle de ses disciples, n'est pas le fruit de sa seule force de
volonté. Elle est le produit de la certitude de la réalité du 3ème
volet de sa vie.
Ce 3ème volet, dit Jean, est la royauté ! Oui ! Ici-bas, il est vrai que Jésus, dans sa fin, a tout de la figure du per  dant
et du vaincu. Et pourtant. C'est au point le plus bas de sa faiblesse
que la puissance de Dieu va se mettre en œuvre pour le relever... et le
faire asseoir aux côtés de Son Père dans le ciel ! D'où venait la force
de Jésus de braver tous les vents contraires ? D'où lui venait cette
persévérance, cette ténacité à toute épreuve ? De la connaissance que
Jésus avait de sa fin. Alors qu'il était en plein dans les pages "
détresses " du livre de sa vie, Jésus en connaissait déjà l'issue
glorieuse. L'avantage de Jésus est aujourd'hui aussi celui de tous ceux
qui lui ont remis, volontairement, les rênes de leur existence.
Conclusion
Par
Jésus nous est donnée, à nous humains, la formule secrète de la vie.
Dans sa formulation, elle est d'une grande simplicité. Vivre, c'est
puiser dans les certitudes du futur la force de traverser le présent.
Bien que séparés, les trois volets de la vie que Jésus nous propose ne
peuvent être disjoints :
- de la détresse jusqu'à la royauté, il nous faudra la persévérance ;
- la persévérance dans la détresse n'est possible que grâce à la perspective de la royauté ;
-
notre royauté future et la gloire qui y est attachée est fortement liée
à la persévérance dont nous aurons fait preuve ici-bas dans la détresse.
Oui
! La vie et le parcours de Jésus nous l'attestent : la détresse
présente du juste, à cause de l'espérance céleste qui l'habite, est
préférable au bonheur momentané, mais sans lendemain du méchant ! Cette
assurance, la possédez-vous ?
Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus
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