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Mythes
Chaque
année, en décembre, la popularité de quelques personnages mythiques
remonte en flèche : au début nous avons Saint-Nicolas, à la fin nous
avons le Petit-Jésus et, pour faire bonne mesure, nous avons entre deux
le Père-Noël ou " Papa Noël ", comme dirait Tino Rossi. Nous sommes
bien pourvus et nous ne manquons de rien.
Chacun chez soi
Papa-Noêl
et Petit-Jésus tiennent la vedette dans les poésies et les chansons. On
les trouve aussi très répandus dans le monde commercial et religieux.
Ils se partagent les zones d'influence pour ne pas trop se marcher sur
les pieds. Le Père Noël est surtout dans les magasins, le Petit-Jésus à
l'église, surtout là où on construit une crèche.
Petit-Jésus
Mais, occa  sionnellement,
Petit-Jésus fait une sortie dans un magasin de jouets ou dans une
confiserie. C'est ainsi que, finalement, il a un peu toutes les formes,
toutes les consistances et même toutes les couleurs. C'est heureux, ça
égaie, car c'est si triste le mois de décembre.
Mais
Petit-Jésus, fidèle à son nom, reste toujours très petit. Il l'est,
bien sûr, par rapport au bœuf et à l'âne. Ce n'est pas une allusion aux
clients mais à la crèche. Il est aussi très petit par rapport à Marie.
Ah ! Le bon Petit-Jésus qui va nous permettre de passer, une fois de
plus, un bon petit Noël. Que ferions-nous sans lui ?
Faux Jésus
Disons-le
tout net, cet enfant suave, sorti tout droit d'un Bethléhem poétisé,
aseptisé et parfumé, n'a pratiquement rien à voir avec le vrai Jésus,
le Fils de Dieu. Le seul rapport est dans l'emprunt du nom. Quant au
sens véritable, quelle dégénérescence !
Alors
que la nuit de la nativité fut le commencement d'un drame sans
précédent, le drame de l'amour qui se donne, les Noëls d'aujourd'hui
sont plutôt une comédie où s'étale l'égoïsme.
Comment
les choses en sont-elles arrivées là ? Pourquoi Petit-Jésus
s'impose-t-il pareillement ? Parce qu'il est l'œuvre de l'homme créée
pour servir les intérêts de l'homme. Petit-Jésus est donc fait sur
mesure. Et, pour ne pas trop déranger, il est petit et silencieux, et
il le reste.
Chaque année on le
retrouvera, pareil à lui-même. Il est le même hier, aujourd'hui, mais
pas éternellement. S'il est en sucre, on le mange et on n'en parle
plus. S'il est en toile ou en bois, on le range dans une armoire
jusqu'à l'année suivante. Il est bien commode ce Petit-Jésus qui
embellit vos fêtes, vous donne le sentiment de l'avoir pour vous tout
seul car c'est votre Jésus à vous, celui que vous avez acheté ou
fabriqué, qui vous procure le sentiment d'avoir pensé au vrai Jésus. On
en veut du Petit-Jésus parce qu'on en fait ce qu'on veut. On se le
manipule ! Mais lui, il ne peut rien : ni grandir, ni parler, ni aimer,
ni sauver.
Le vrai Jésus
Le vrai Jésus est tout autre. Il a été petit, mais il a grandi. Bébé quelques mois, enfan  t
quelques années, puis adolescent et homme comme chacun de nous. Dieu a
pris soin de confier à la terre, dans le corps délicat et fragile d'un
nourrisson, son Fils unique et bien-aimé. Un très grand risque... si
près d'Hérode. Une fois homme, il a parlé. Ce qu'il a dit était même
rarement au goût du jour.
Curieuse
coïncidence, c'est vrai qu'à la fin de sa vie, il s'est laissé acheter
pour trente pièces d'argent, s'est laissé " manipuler " sans ouvrir la
bouche, semblable à une brebis muette devant ceux qui la tondent. Mais
ce qui s'est passé alors n'était pas laissé à la fantaisie des hommes.
C'était afin que s'accomplisse le plan de Dieu pour le salut de
l'humanité. Et sur la croix, après avoir expié nos péchés, il a ouvert
la bouche, une fois de plus, et a dit : " Tout est accompli ! "
Par
la résurrection, Dieu l'a déclaré avec puissance Sauveur et Seigneur.
Mais il a été le rejeté des hommes. Au fil des siècles, ils n'ont
reconnu en lui qu'un personnage de tradition. Ils l'ont relégué au rang
du décor, de toile de fond de leurs fêtes colorées et pittoresques,
mais si éloignées de la réalité qu'elles prétendent rappeler !
Un vrai Noël
Qu'en
ce Noël nouveau, nous sachions que Jésus-Christ ne se laisse ni
acheter, ni manger, ni dorloter. Il ne sert plus mais il est servi. Il
est redevenu le Maître qu'il a toujours été. Il parle avec l'autorité
de celui qui règne au-dessus de toutes les créatures. Sa parole et sa
présence sont redoutables. Il ouvre et ferme la marche. Il bouscule, il
dérange, il exige, il brise, il courbe à ses pieds sans cesser d'aimer.
Son joug est doux et son fardeau léger. Il est merveilleux et
redoutable tout à la fois l'Enfant de Bethléhem.
A vous qui, en cette période de fin d'année, voulez le fêter, il demande que vous lui ouvriez votre cœur. I  l
se veut votre invité. Après tout, c'est son anniversaire ! Mais il
attend que vous reconnaissiez en lui celui qui s'est chargé de vos
péchés afin de vous réconcilier avec Dieu. Aujourd'hui même, vous
pouvez lui dire : " Jésus, je me donne à toi, sois mon Sauveur, mon
Dieu, mon Roi ! " Et vous connaîtrez la joie du pardon et de la paix
retrouvés.
Non ! Vraiment Petit-Jésus,
connais pas ! Je ne connais que Jésus-Christ le Seigneur venu une
première fois dans l'abaissement et qui revient bientôt dans la gloire.
Puissions-nous, vous et moi, avec tous ceux qui se confient en
Jésus-Christ, vivre dans la perspective de son prochain retour.
En Lui, avec Lui, joyeux Noël
Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus
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Dilemme
L'évaluation
des objectifs et des actes du Tététhon posé, la question se pose :
peut-on en tant que chrétien, dont la conscience est réglée par des
considérations qui relèvent de la Parole et la connaissance de Dieu,
soutenir l'entreprise ? Au-delà du Téléthon , la question se pose de
manière plus générale : jusqu'à quel point un chrétien peut-il soutenir
une action qui, sur le plan humain, semble poursuivre un objectif
positif tout en utilisant en partie des moyens pour des actions que sa
conscience ne saurait approuver ? Le chrétien doit-il se désengager,
faire bande à part, ou rester sous peine de compromis ? Formulée de
manière plus biblique encore, comment être dans le monde tout en
montrant que les principes qui guident nos actes et notre réflexion
n'en épousent ni la mentalité, ni l'esprit ? C'est cette réflexion que
j'aimerais mener au travers de ce billet.
Liberté de parole
La
première réponse que j'aimerais apporter au dilemme que notre présence
dans le monde et ses organisations nous pose est que, en aucun cas,
notre affiliation à une cause ne doit nous ôter notre capacité de
critique envers elle. C'est envers Dieu, et envers Dieu seul, que doit
aller, de manière inconditionnelle, notre allégeance. Notre liberté de
parole est l'ultime frontière que, toujours, nous avons à préserver.
Comme le réformateur Martin Luther, sommé en son temps, de se
rétracter, nous devons dire : Ma conscience est toute entière liée à la
Parole de Dieu : je ne puis autrement ! Aussi n'est-ce pas seulement à
mes lecteurs que j'ai destiné le billet précédent : il a aussi été
envoyé par courrier à la présidente de l'AFM.
Domaines de responsabilité
Si
une partie des fonds recueillis par le Téléthon est utilisée à des fins
que je ne peux approuver, une autre partie, importante, ira, les faits
le montrent, à l'aide aux personnes malades. C'est cette motivation
qui, jusqu'à ce jour, nous a poussé, malgré la part utilisée de la
mauvaise manière, à continuer à donner. Il est certain que le Téléthon
a changé la vie de nombreux malades. Il les a aidé à sortir de
l'anonymat, il leur a offert des services et des possibilités d'aide
inédits. Il y a, pour les personnes atteintes de myopathie, un pan
positif au Téléthon que personne ne peut nier. Nous devons donc faire
la part des choses pour mesurer, dans les dons recueillis, quel
pourcentage est affecté à la mission Aider et quel autre à
l'orientation prise par la recherche, que la conscience réprouve. C'est
sur cette base que le choix consciencieux doit trancher.
S'il
s'avérait dans l'avenir que cette part d'aide concrète venait à
diminuer au point d'être surpassé par l'autre, le choix devrait de
nouveau être considéré. Si je peux avoir quelques réticences à l'égard
du Téléthon, qui est une association fondée par des myopathes et des
parents de myopathes, autre est ma position à l'égard du Sidaction.
Tant que le seul discours des associations qui organisent le Sidaction
sera d'encourager l'utilisation du préservatif sans remise en cause du
vagabondage sexuel tous azimuts qui facilitent la propagation de la
maladie, je me sens peu enclin à le soutenir.
Sachons
enfin que si nous avons la responsabilité morale du choix des causes
que nous soutenons, ceux que nous soutenons ont la responsabilité
morale d'utiliser les dons reçus pour les missions qu'ils ont fixées
comme but de leur action !
Compromis incontournable
Tant
que nous serons dans ce monde, nous ne pourrons éviter, comme l'a
lui-même dit Jésus, que l'argent que nous manipulons et qui est le
moyen de réalisation de toutes les actions, soit quelque part taché
d'injustice. Chacun de nous, chrétiens, cotise quelque part à la
Sécurité Sociale... qui finance à tour de bras, par l'avortement, des
crimes d'enfants.  Qui
sait et peux mesurer ce que, au travers de nos achats, nous avons
financé sans le savoir ! Le monde entier, dit l'apôtre Jean, est sous
le contrôle du Mauvais (appelé ailleurs diable ou Satan). Tant que cet
esprit infectera et colorera l'air spirituel que nous respirons, il
nous sera totalement impossible de séparer l'ivraie du blé (le mauvais
du bon). Cette séparation se fera au jour de la royauté du Christ.
Alors, comme le dit Ésaïe le prophète ancien : Il y aura là un chemin
frayé, une route, qu'on appellera la voie sacrée ; Nul impur n'y
passera ; elle sera pour eux seuls... Un contrôle parental divin absolu
s'exercera sur le monde pour ne laisser aucune place à la cupidité, la
malhonnêteté, l'impureté. Que Son règne vienne bientôt.
Personnes ou principes
Sur
le plan moral, le chrétien est souvent appelé à trancher entre
personnes et principes. Jean-Baptiste, le précurseur de Jésus vivait
dans le désert. Le principe qui guidait son comportement était la
séparation. On disait : Il a un démon. Jésus se mêlait aux pécheurs,
buvant et mangeant avec eux. Le principe qui guidait son comportement
était la relation. On le traitait de glouton et de buveur. Aucune des
deux positions ne trouvait l'agrément de tous ! Celui qui, fidèle à ses
principes, ne peut, en conscience donner au Téléthon, à cause des
orientations qu'il réprouve, fait bien. Je lui conseille cependant de
se souvenir des personnes. Celui qui, à cause des personnes malades
qu'il connaît, agit en vue de les soulager, fait bien aussi. Je lui
conseille cependant de ne pas, dans sa compassion, passer au-dessus des
principes. Tel est, à mon sens, l'ambiguïté dans laquelle on se trouve !
Deux espérances
Si
le Téléthon veut offrir un espoir aux malades, l'espérance qu'il
apporte n'est en rien comparable à celle qu'offre Jésus-Christ. Le
comparatif suivant permettra à chacun d'en saisir le contraste :
1. le Téléthon :
- est une œuvre humaine
- qui requiert la participation de millions de personnes
- qui nécessite des sommes d'argent très élevées
- qui a pour objectif d'assurer un mieux-être pou la vie terrestre
- qui a pour objet d'abord le mieux-être physique
- repose sur un espoir incertain : qui sait si un traitement efficace sera trouvé
2. Jésus-Christ :
- accomplit l'œuvre de Dieu
- une œuvre qui repose sur le sacrifice de sa seule personne
- offre un salut qui ne coûte rien à ceux qui en sont l'objet : c'est Lui qui a tout payé
- vise à nous assurer la réconciliation avec Dieu et la vie éternelle
- a pour objet d'abord le salut de notre âme, suivi de celui de notre corps à la résurrection
- est une espérance certaine parce que fondée sur Sa propre résurrection
Que
vous soyez ou malade ou en bonne santé, sachez-le : Jésus-Christ est
votre meilleure assurance vie ! C'est à Lui que doit aller votre foi !
Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus
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Téléthon : historique
C'est en 1987 que, sous l'impulsion de Pierre Birambeau, père d'un enfant myopathe, est né, sur le modèle de ce qui se passait aux États-Unis, le premier Téléthon français. Association regroupant des malades et des parents de malades, l' AFM (Association Française co  ntre les Myopathies) définit immédiatement les deux missions qu'elle se donne au travers de son action de collecte nationale de grande envergure : Guérir et Aider. Si la mission Aider reste d'actualité, c'est, depuis la découverte (événement fondateur du Téléthon) par un chercheur du gêne d'une des formes les plus graves de myopathie, la myopathie de Duchenne, la mission Guérir qui, il faut le dire, va devenir l'objectif obsessionnel de l'AFM. Aussi le Téléthon peut-il, d'une certaine façon, être assimilé à une aventure de la foi : la foi dans les possibilités d'espoir de guérison extraordinaires qu'ouvre la recherche scientifique dans le domaine génétique.
En 1991 naît le Généthon, un laboratoire de recherche entièrement financé par les dons récoltés lors du Téléthon. Les chercheurs du Généthon se lancent alors dans un projet qui paraît fou : identifier  les gênes, comprendre comment ils fonctionnent et s'en servir pour guérir les maladies génétiques. Le projet est bientôt couronné d'un premier succès : en exclusivité mondiale la première cartographie du génome humain est dressée. Cette carte, offerte sans contrepartie à la communauté internationale, a permis d'accélérer de six années le grand séquençage du génome humain. Elle a ouvert la voie à l'identification rapide de gènes impliqués dans les maladies humaines d'origine génétique et permis aux maladies rares et orphelines d'émerger en tant qu'enjeu majeur de santé publique. Ces travaux ont profondément et durablement modifié le paysage mondial de la recherche en génétique humaine.
Évolution
Née sous l'impulsion de la foi et de la charité (une foi et une charité toute humaines), l'aventure du Téléthon est cependant, d'année en année, une aventure sous haute tension. Car la foi, si elle est là, se nourrit d'un espoir incertain. Le Téléthon, on le sent par les propos de ceux qui l'animent, se doit de réussir . Face aux malades qui espèrent et aux donateurs par milliers, il y a obligation de résultats. Plus la barre a été placée haute, plus on est tenu de ne pas décevoir. Inévitablement, cette pression se fait sentir à tous les niveaux. Les orientations que prend alors la recherche posent de sérieux problèmes de conscience et d'éthique. Ainsi, les chercheurs du Généthon entreprennent de réaliser des expériences sur des cellules embryonnaires humaines en vue de régénérer de nouveaux tissus, voire des organes. Sont concernés des embryons dits surnuméraires (mais uniquement ceux abandonnés par les parents à la recherche) obtenus par le biais de la fécondation in vitro. Les perspectives sont présentées comme prometteuses par les tenants de cette recherche.
Puis la recherche s'oriente vers le diagnostic pré-implantatoire. Le diagnostic prénatal vise à repérer une maladie chez l'enfant à naître via l'échographie, ou d'autres moyens invasifs . En cas d'anomalie de l'enfant, il est généralement proposé aux parents d'avorter. En opposition à la mission guérir, les chercheurs de l'AFM vont, à grands renforts de publicité, présenter leurs bébéthons, survivants du diagnostic pré-implantatoire, comme l'un des premier succès du Téléthon. Or, les bébéthons sont, non le produit d'un miracle, mais d'une élimination, non une preuve de réussite, mais l'aveu d'un échec, une transformation alarmante de la mission Guérir du Téléthon en une mission Détruire. Comme en beaucoup d'autre domaines, avec le temps, la fin en arrive à justifier tous les moyens.
Questions de conscience
Le Téléthon et son évolution me pose, à triple titre, de nombreuses questions de conscience. Tout d'abord, je m'interroge en tant que parents d'enfants myopathes. Les bébéthons in  duisent inévitablement l'idée que, si la science nous en avait donné les moyens, nous aurions choisi de donner la mort à nos enfants myopathes plutôt que de les avoir laissé vivre. Est-ce là tout le message d'espoir que nous voulons transmettre à nos enfants ? N'est-ce pas faire fi ici, hormis la souffrance que représente le combat contre la maladie, de toute la richesse non mesurable que véhicule aussi le fait de vivre et traverser ensemble l'épreuve ? L'opération bébéthon n'est-elle pas un signe fort en direction du refus du handicap plutôt que de sa prise en compte ?
L'évolution du Téléthon m'interroge en tant que membre de l'AFM. Participant depuis des années (et cette année encore) à son aventure, nous nous demandons si l'AFM peut encore décemment avoir le recul suffisant pour ne pas céder à la pression de l'obligation de résultat. Si la mission Guérir est devenue l'obsession de l'AFM, pour notre part, nous déplorons que la mission Aider ne soit pas assez mise en avant. Car l'action de l'AFM sur le terrain et dans le quotidien, auprès des vivants, est l'une des parties les plus louables de son action, notre fille étant la première à en bénéficier. Mais que fera l'AFM s'il s'avère que tout le travail de recherche entrepris depuis plus de 20 ans ne répond pas à l'espoir soulevé ?
L'évolution du Téléthon m'interroge enfin en tant que chrétien. Elle pose pour moi le difficile problème que représente le dilemme de vivre dans une société profane, aux intérêts purement humains, écartant de sa vision des choses toute allusion au caractère sacré de certaines réalités liées à la vie. Elle m'interroge aussi sur le caractère soi-disant idéologiquement neutre des choix qui président l'orientation des recherches entreprises. Alors qu'on s'alarme du danger que représenterait pour la science, par exemple, le postulat créationniste, personne, ce me semble, ne s'interroge sur l'influence de la pensée matérialiste athée dans les options de recherche d'un Marc Peschanski. Comme si seules les convictions des scientifiques croyants pouvaient influencer l'orientation de leurs recherches...
Pour nous chrétiens cependant, la vie est autre chose qu'une question de santé. Elle est un don de Dieu. Elle ne se résume pas aux quelques années que nous sommes appelés à vivre ici-bas. Elle a pour perspective l'éternité. Il n'appartient donc à personne parmi les hommes de décider qui doit ou qui est digne de vivre ou non. Le faire, c'est se mettre finalement à la place de Dieu : une prétention qui ne peut qu'être porteuse d'erreur, n'ayant pour le faire qu'une vue bien partielle et partiale des choses. Croyons-le : le Dieu de la vie demandera compte à quiconque d'entre nous aura usurpé son rôle et se sera fait, contre la logique qui préside à la promotion de la vie, le serviteur et le décideur de la mort d'autrui.
Une suite à cette réflexion sera donnée dans le prochain billet !
Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus
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FOI, AMOUR , ESPÉRANCE
Foi, amour et espérance, ai-je dit dans le précédent billet, sont les 3
vertus cardinales de la vie. En quoi ces vertus se caractérisent-elles
de façon unique dans le christianisme ? C'est ce à quoi je vais tenter
de répondre ici !
L'ŒUVRE DE LA FOI
Qu'est ce 
que la foi ? La 1ère chose que j'aimerais dire est que la foi n'est pas
un cadeau qui aurait été fait à certains, et pas à d'autres. Si je suis
croyant, je ne suis pas né avec une faculté de croire plus grande que
l'incroyant. Cette faculté est en tous dès l'origine. Ce qui diffère
entre le croyant et l'incroyant est l'objet de sa foi, ce en quoi il
croit, non la faculté de la foi.
Pour autant la foi chrétienne ne résulte pas d'un simple processus
rationnel. Elle vient, dit la Bible, de ce que l'on entend, et ce qu'on
entend au sujet du Christ. La foi n'est pas un saut dans le vide. Elle
est le résultat d'une conviction, une conviction née dans le cœur à
l'écoute du témoignage rendu par les Écritures (la Bible) au sujet du
Christ. Ce qui précède la foi est donc double. Il y a, d'une part,
l'écoute, d'autre part, la conviction qui naît de l'écoute. Nous,
chrétiens, croyons que le message de l'Évangile suffit à lui seul pour
convaincre tout homme honnête avec lui-même de la vérité de sa
pertinence et de son autorité.
Suscitée par la Parole entendue, la foi n'est pas un vague espoir. Elle
est l'absolue certitude des choses qu'on espère, la démonstration de
celles qu'on ne voit pas. Elle est du même ordre et de la même
importance que celle du jardinier qui, devant sa terre, tient dans sa
main les semences de vie desquelles il espère la récolte. Je sais en
qui j'ai cru, s'exprime Pierre, l'apôtre de Jésus. Savoir, être
persuadé, convaincu est, dans le langage biblique, intimement lié à la
foi.
Si elle est intérieure, la foi, pour autant, ne peut rester passive.
Elle engendre obligatoirement des actes, des œuvres, ou plus
précisément une œuvre. Chaque croyant étant différent dans ses dons et
ses capacités exprimera également sa foi de manière différente. Mais
toujours la foi s'exprime par un témoignage clair, évident, sans
ambiguïté au sujet du Christ, de Sa valeur, de Son unicité, de la
portée des faits qui touchent à Sa vie, Sa mort et Sa résurrection.
L'œuvre de la foi fait que tout homme convaincu de ce qu'est le Christ
devient un porteur et un propagateur de ce témoignage. La foi en la
Parole de Dieu est, pourrait-on dire, le moteur de la vie chrétienne.
LE TRAVAIL DE L'AMOUR
Convaincu que la terre qu'il voit peut produire un
jardin plein de légumes, le jardinier se met l'œuvre avec passion. Sa
passion et son travail résultent de sa foi. Telle est la place
qu'occupe l'amour parmi les 3 vertus phares de la vie chrétienne. La
foi qui fit venir le Christ dans ce monde était ce qu'Il appelle
l'Église. L'Église était pour le Christ ce que le jardin est pour le
jardinier. Il faut, pour la clarification des choses, dire ce que ce
terme signifie pour le Christ. L'Église n'est pas une institution
humaine. Elle n'a rien à voir et ne fonctionne pas selon les règles
d'un système humain. Elle est la communauté de tous les hommes qui, en
tout temps et en tout lieu, ont cru en Christ pour leur salut.
 Pour
que l'Église naisse, le Christ a du mourir. Si Jésus n'a pas lésiné sur
la peine et la fatigue pour montrer aux hommes à quel point Dieu les
aimait, c'est à la croix qu'est manifesté le sommet de cet amour. Le
travail de l'amour de Dieu pour nous l'a poussé dans son engagement à
donner Son Fils unique, Jésus, pour notre salut. Nous avons connu
l'amour, dit Jean, en ce que Christ a donné sa vie pour nous.
C'est cet amour qui est la source de l'amour dont devrait faire preuve
la communauté chrétienne dans le monde. Comme le Christ a donné sa vie
pour nous, nous devons aussi être prêts à donner la nôtre pour les
autres. Aimer, c'est se donner. C'est un travail et un engagement qui
ne peut que coûter. Aussi, dit encore Jean, celui qui n'aime pas n'a
pas vu ni connu Dieu, car Dieu est amour ! L'amour est, pourrait-on
dire, l'énergie qui anime le moteur de la vie chrétienne.
LA FERMETÉ DE L'ESPÉRANCE
La troisièm  e
vertu cardinale de la vie chrétienne est l'espérance. L'espérance
chrétienne n'a rien à voir avec ce que terme suppose dans le langage
courant. Car l'espérance chrétienne est une certitude. Elle ne se nomme
espérance qu'en opposition avec ce qui est visible. Ce n'est que parce
que nous ne sommes pas encore pleinement entrés en possession des
réalités auxquelles nous croyons que nous espérons. Le jour où nous les
posséderons, l'espérance cessera.
L'espérance est aussi certaine pour le chrétien que la récolte pour le
jardinier qui travaille à son jardin. La Bible nomme les chrétiens, les
co-héritiers avec Christ. Comme l'amour du chrétien est fondé sur
l'amour du Christ, manifesté à la croix, son espérance s'enracine dans
la résurrection du Christ qui signifie sa victoire sur le monde, la
mort, le mal et toute forme d'opposition. Aussi obscurs et tortueux
semblent être les méandres de l'histoire, sa fin est déjà écrite. Le
Christ est sur son trône aujourd'hui. Il attend que tous ses ennemis
deviennent son marchepied. Un marchepied sert à rehausser. Tout ce que
le mal réussira à faire en fin de compte sera de rehausser la gloire de
Dieu manifestée en Jésus-Christ. Par la victoire du Christ, le mal
magnifiera le bien. Tel est le terrain dans lequel s'enracine
l'espérance du chrétien. L'espérance est, pourrait-on dire,
l'accélérateur qui donne à l'énergie toute la puissance qui lui permet
de faire tourner le moteur de la vie chrétienne.
La possédez-vous ?
INFO : Conference sur le handicap : de la souffrance à l'espérance !
avec Gilles Georgel, adhérent AFM, auteur du livre : je vis avec cet intrus, le handicap ! Dans le cadre du Téléton
Lieu : Seclin (59)
restaurant Scolaire Dutoit, rue de Wattlessart (quartier de la
Mouchonnière. Heure : 20 H 30 - Entrée gratuite !
Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus
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FOI, AMOUR, ESPÉRANCE
La foi, l'amour et l'espérance sont présentées dans le Nouveau Testament comme les 3 vertus cardinales. Parlant de ce qui est passager et secondaire dans la vie spirituelle, l'apôtre Paul dit en conclusion à son exposé : " Maintenant trois choses demeurent : la foi, l'espérance, l'amour ; mais c'est l'amour qui est le plus grand. " Si la Bible parle de l'importance de ces trois vertus pour une vie chrétienne, elles ne sont pour autant pas absentes hors de cette sphère. Un exemple suffira à le prouver :
L'exemple du jardinier
1. la foi du jardinier
Aucun jardinier ne ferait du jardin si ces 3 vertus ne présidaient à son entreprise. C'est en effet d'abord par la foi que le jardinier entreprend de faire un jardin, convaincu qu'au bout de son travail, la terre qu'il cultive va donner du fruit. Notons que lorsque le jardinier commence son labeur, il ne voit encore rien. Même la semence qu'il jette dans la terre est recouverte et disparaît. Mais le jardinier croit à la puissance de vie qui l'anime. C'est par la foi, et uniquement par elle, que le jardinier se met à l'ouvrage. La foi est le moteur de son entreprise.
2. l'amour du jardinier
La foi pour commencer est une bonne chose. Mais pour poursuivre, il faut plus que la foi. Il faut la passion, l'amour de ce que l'on fait. Si la foi est à l'origine de l'initiative, l'amour ou la passion est la cause de sa réalisation. Il existe au bord des routes bien des jardins commencés, mais qui n'ont jamais été terminés. La foi était bien là au départ, mais, face à la difficulté de la tâche, la passion n'était pas assez forte pour permettre d'aller au bout du projet. L'œuvre de la foi est ainsi fortement liée au travail produit par l'amour. L'amour est le carburant qui donne au moteur de l'entreprise (la foi), l'énergie nécessaire à sa réalisation.
3. l"espérance du jardinier
Si la foi  et l'amour motivent le jardinier, c'est bien à cause de l'espérance de la récolte qui habite son cœur qu'il continue son travail. Alors que personne ne la voit encore, l'espérance fait que le jardinier voit déjà la récolte qui est la raison de toute son entreprise. Pour lui, les différentes allées de son jardin ne sont pas que de la terre. Il y voit déjà les salades, les carottes, les poireaux, les pommes de terre, les haricots, les potirons et toutes les autres espèces de légumes dont il a mis la semence en terre. C'est la certitude de voir, d'obtenir, d'entrer en possession de ce qu'il espère qui le pousse à aller de l'avant. L'espérance est l'accélérateur de sa foi et de son amour.
Si j'ai pris l'exemple parlant du jardinier, celui-ci n'est pas unique. Le même processus anime l'action de tout homme travaillant à la construction d'une œuvre dans le monde, qu'il soit artiste, maçon, chercheur, scientifique ou ingénieur... La Bible a raison : foi, amour et espérance sont les vertus cardinales de la vie. La question se pose : en quoi ces vertus se distinguent-elles ou sont-elles vécues de manière unique dans le christianisme ?
C'est à cette question que le prochain billet s'attachera à répondre !
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